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Avorter se prépare
Lors de nos expériences de vie, l'important est de développer une lucidité, une conscience qui nous permettent de transcender les étapes et d'évoluer.
Les moyens sont multiples et celui que je propose est sous l'oeil de l'Ayurveda.
Cette médecine - au sens large et profond du terme - facilite ce travail de conscience en proposant la voie de la simplicité.
Mais parfois les choses sont complexes, et dans ce cas la simplicité à mettre en place est représentée par un autre mot : la douceur.
Vivre un avortement est brutal, simple ou difficile mais toujours bouleversant.
Il faut développer la douceur pour que les femmes qui vivent cela aient plus de force pour traverser ce passage.
J'aurais pu faire une publication plus courte, mais décortiquer ce sujet complexe permet de démêler les choses et d'en faciliter la compréhension.
🪷 Pour toutes les femmes qui vivent ou ont vécu une IVG, je vous propose de vous accompagner du corps au subtil pour transformer cette épreuve en une force au service de votre vie.
Voici le texte :
Aussi troublant cela puisse paraître, avorter peut se préparer.
Malgré l’urgence, il y a en réalité souvent la possibilité de prendre quelques jours pour préparer le corps, l’esprit et le cœur à cette étape délicate.
Je pense que nous manquons de communication au sujet de l’avortement dans notre civilisation développée technologiquement et que les femmes qui vivent une IVG manquent terriblement de soutien.
Le soutien aux femmes traversant cette épreuve, qu’elle soit complètement accueillie ou non, est pourtant essentiel.
Des rituels peuvent être mis en place. Les rituels sont des actes symboliques pour honorer une situation ou un être et permettent de mieux prendre conscience de ce qui se joue pour avancer sans stagner.
Les souffrances psychologiques résultant le plus de cette expérience, les rituels sont optionnels selon le choix de chaque femme mais d’un appui évident.
Et même lorsque la femme est en accueil total de cette étape, il lui faut tout de même soutenir le corps qui lui, connait toujours des conséquences, qu’elles soient grandes ou minimes, selon comment la femme vit ce moment et selon les capacités de restauration physiologiques.
L’avortement est une étape transformatrice dans la vie d’une femme.
Les mystères qui la constituent sont insaisissables mais...
Une chose est là, c’est que cet évènement a une raison d’être, et l’âme qui était prête à pénétrer son corps, fait ce voyage sans condamner la femme.
Si vous êtes concernée, n’ayez aucun doute que la vie vous soutient dans ce processus.
Maintenant que vous y êtes, vous avez la possibilité de vous informer pour agir dans le respect et la régénération de votre corps et de votre être.
Avant d’aborder des outils de soutien :
Il faut savoir qu’une Interruption Volontaire de Grossesse est un évènement qui souvent, provoque une grande ambigüité dans l’esprit de la femme : elle veut avorter, mais la puissance de la vie en elle l’appelle à une autre possibilité.
Le choix d’avorter est donc peut-être volontaire, mais accompagné de doutes et d’émotions complexes voire difficiles.
Il faut également être conscients que beaucoup de femmes ont recours à une IVG aussi parce que les conditions matérielles, relationnelles ou psychologiques ne permettent pas d’envisager d’accueillir un enfant dans cette période, contrairement à l’intériorité de la femme, déjà tourné vers le dialogue avec l’être en croissance dans son ventre.
Une IVG par voie médicamenteuse arrache la vie au corps par une force descendante qui permettra l’évacuation de l’embryon. Elle provoque l’arrêt du développement de la grossesse puis dans un second temps, favorise les contractions afin d’évacuer ce qui est désormais sans vie.
Le corps évacue donc ce qui doit l’être. La dynamique puissante de la vie en train de créer est arrêtée subitement. Cette intelligence corporelle mobilisant toute l’énergie de la femme pour la construction du fœtus, est soudainement interrompue.
Sans oublier la multi dimensionalité de l’humain : pendant une grossesse, la femme voit donc son corps se modifier mais par résonance, sa structure psychique commence aussi à évoluer dès les premières semaines de grossesse.
Pour ce qui est d'une l’IVG chirurgicale (qui consiste à “aspirer l’œuf qui se trouve dans l’utérus après dilatation du col”), le corps subit comme vu précédemment, une perturbation de l’intelligence vitale en train de développer un être dans l’utérus, mais le moyen est un acte invasif pouvant mener à une sorte de confusion puisqu’on s’endort enceinte, et on se réveille sans plus aucun développement de la vie dans le ventre.
Alors que pour certaines femmes, le fait de ne pas assister consciemment au processus facilite les choses, pour d’autres, c’est une expérience traumatisante dans le sens qu’elle a été vécue pendant anesthésie générale ; on sait qu’on a avorté mais c’est comme si tout cela avait été présent sans l’être. Dans tous les cas, il est important de régénérer le corps après l'avortement.
D’un point de vue ayurvédique, une IVG perturbe entre autre le système nerveux (majja dhatu), l'équilibre du système reproducteur (shukra dhatu) et l’énergie à l’origine des mouvements fonctionnels du corps : vata. Vata notamment apana vata est perturbé dans son mouvement naturel.
Vata, cette même énergie, fruit des éléments naturels (air et espace), est responsable de la régulation hormonale, de l’apport d’énergie vitale, de l’élimination des toxines, déchets du corps et de bien d’autres fonctions, mais la bon santé de vata est aussi primordiale dans l’équilibre psycho-émotionnel (le rôle des hormones et les éléments cités ci-dessus y contribuant).
Il va donc sans dire que les répercussions psychologiques sont, de manière très faible à forte et de façon provisoire ou à long terme, toujours présentes après un avortement. Mais ce n'est pas définitif ni sans solutions.
L’obligation d’arrêter la croissance naturelle de la vie in utéro provoque une agitation de vata, de ce fait une agitation du système nerveux donc du mental, ce qui mène à une sécheresse corporelle et mentale.
Et bien évidemment, cette expérience nous met en lien direct avec notre causalité, notre existence même.
Dans une dynamique encore plus subtile, ce processus crée une déstabilisation du bassin, qui est supposé être un socle sécurisant, nourrissant pour toute l’identité de la personne.
Les stabilités physiologique et psycho-émotionnelle sont perturbées, et la durée de ce chamboulement dépend de l’état d’équilibre et de déséquilibre de la femme avant l’IVG.
On pourrait aussi aller voir l’état de Hridaya marma, la zone du cœur, souvent touché sur le plan subtil par cet évènement.
J'insiste sur le fait que beaucoup de femmes sont en accord avec la décision d'avorter et que les conséquences psycho-émotionnelles sont plus ou moins présentes selon l'état d'accueil de la femme. Mais il n'en reste pas moins que c'est un acte déstabilisant pour le corps lui-même et étant des êtres multidimensionnel, lorsque le corps est affecté, l'esprit a plus de chance de l'être aussi.
C'est pour cette raison que prendre soin du corps et de l'esprit avant, pendant et après, renforce cette justesse du choix en favorisant un contexte doux et régénérant.
Quelque soit le type d’IVG que vivent les femmes, il est donc nécessaire de réaliser que ce n’est pas un acte anodin. C’est délicat à vivre, que la décision soit pleinement acceptée par la femme ou non.
Ainsi, l’accompagnement à l’avortement doit être fait dans plusieurs directions :
Soutenir le corps,
Soutenir le cœur,
Soutenir la psyché.
Comment ?
En prenant le temps.
Il n’y a d’urgence que pour deux raisons :
- le temps qui est limité à un certain nombre de semaines selon le type d’IVG,
- la peur de ne pas avoir ce temps, justement.
Pourtant, prendre le temps quand cela est possible peut être un pilier fondamental pour vivre cette expérience avec justesse.
En s’accordant le temps, la femme s’offre la possibilité de cheminer intérieurement, de maturer sa décision, et si cela peut entretenir les doutes, la compréhension profonde de ce choix a le temps d’émerger.
Prendre le temps permet également d’élaborer un rituel ainsi que d’installer un environnement favorable pour embrasser cette expérience.
Pour prendre conscience de ce que l’on va faire, se connecter à son corps, pardonner, et éventuellement accepter.
Toutes ces étapes contribuent à un accueil guérisseur de l’avortement.
Voici quelques suggestions pour soutenir la femme pendant une IVG :
- Se masser, se faire masser quelques jours avant et après, surtout le bassin, le cœur et la tête.
- Intégrer le ghee dans sa cuisine avant et après l’avortement.
- Se connecter à la respiration avant (pendant si IVG médicamenteuse) et après est une aide précieuse pour se relier à soi avec amour.
- Manger des plats chauds, onctueux, enveloppants, réconfortants et faciles à digérer.
- Pendant une IVG médicamenteuse, ne pas hésiter à bouger le bassin avec douceur si cela est possible et apporter de la chaleur.
- Boire de l’eau
- Faire une séance de clôture du bassin (avec un rebozo par exemple) après l’IVG.
- Masser la zone du cœur ou tout travail énergétique au niveau du cœur avant, pendant et surtout après.
- Yoni steam (bain de vapeur vaginal avec des plantes)
- Usage de phytothérapie (accompagné par un.e thérapeute fiable !) après l’avortement.
- Tout soin qui pourrait apaiser et régénérer.
Une IVG, c’est un peu comme un accouchement : il faut apporter les éléments favorisant une bonne collaboration du corps pour qu’il se rétablisse dans les meilleures conditions.
Mais aussi et probablement le plus important :
- Être entourée de personne(s) bienveillantes, aimantes et à l’écoute - proches ou professionnel.le.s.
- S’autoriser à vivre l’expérience avec toutes les vagues internes que cela provoque.
Pour la sélection d’un rituel, la femme peut écouter son cœur, aussi flou cela puisse-t-il être à ce moment. L’idée est de créer un environnement qui lui permettra de se sentir en sécurité et soutenue.
S’il est vraiment difficile pour elle de savoir ce qu’elle souhaite pour créer cet espace, ces choses simples sont souvent efficaces :
- Allumer une bougie (si IVG médicamenteuse et si chirurgicale, au retour chez soi), - créer un autel
- Lumière tamisée, odeurs agréables
- De la musique appréciée
- Chanter un chant
- Porter des vêtements spécifiques
- Le silence
- Choisir un objet qui à sa vue ressource la femme
- Et ce qui à mon sens aide à prendre conscience et à accepter la situation :
- Écrire une lettre à l’être qui avait choisit de grandir en soi.
Cette expérience rappelle à quel point le corps est intelligent et à quel point on peut lui faire confiance dans sa capacité à s’adapter et sa capacité de résilience.
La dimension de nettoyage des tissus est envisageable (notamment pour retrouver un état sain de l’utérus) mais à mon sens la première étape est d’apporter des actes qui nourrissent l’esprit et le corps (sans l’encrasser).
Je pense à toutes ces femmes qui, pour une raison ou une autre, ont avorté au moins une fois dans leur vie.
Ce n’est pas un passage simple à traverser.
C’est souvent un acte pour lequel il y a une réelle notion d’urgence ou de réflexion urgente suite à une nouvelle qui était imprévue.
Mais malgré l’urgence, avorter se prépare.
Je vous propose de vous accompagner dans ce processus d’IVG dans une démarche holistique, subtile et concrète, en mettant l’Ayurveda au service de votre santé.
